Offert Banque et finance Consommation Droit européen Crédit à la consommation : une banque ne peut percevoir des intérêts sur des sommes affectées au paiement de coûts liés à ce crédit Jurisprudence CJUE, 23 avr. 2026, aff. C-744/24, Bank Polska Kasa Opieki [23.04.2026] Les intérêts d’un crédit à la consommation peuvent-ils porter sur des coûts autres que le montant effectivement prêté ? La CJUE répond par la négative dans un arrêt du 23 avril 2026.... Lu
Droit européen Banque et finance D. BERLIN Une information, même erronée, peut constituer une information privilégiée Jurisprudence CJUE, 19 mars 2026, aff. C-363/24, Carnegie Investment Bank AB [03.04.2026] Pour qualifier une information de « privilégiée », et notamment savoir si présente un « caractère précis » une communication d'un émetteur indiquant qu'une personne a été inscrite sur une liste d'initiés et qu'elle n'est pas autorisée à vendre les actions de cet émetteur, même si la raison pour laquelle cette personne y a été inscrite n'apparaît pas dans cette communication, il convient d'établir qu'un investisseur... Lu
Droit européen Banque et finance Consommation +2 Contrats Justice civile D. BERLIN Caractère abusif d'une clause contractuelle et délai de prescription de l'action judiciaire Jurisprudence CJUE, 19 mars 2026, aff. C-679/24, UniCredit Bank Zrt. [03.04.2026] En cas de nullité d'un contrat de prêt ne pouvant pas subsister sans la clause abusive au motif qu'elle se rapporte à l'objet principal du contrat, le consommateur doit pouvoir invoquer en justice les conséquences juridiques de la constatation de cette nullité, sans se voir opposer un délai de prescription de 5 ans à compter de la date de conclusion de ce contrat, si, à cette date, le consommateur n'avait pas... Lu
Patrimoine Famille Banque et finance Indivision : calcul de la créance d'un indivisaire ayant remboursé un emprunt Jurisprudence Cass. 1re civ., 4 mars 2026, n° 24-10.269, F-D [26.03.2026] Le remboursement d'un emprunt par un indivisaire pour l'acquisition ou la conservation d'un bien indivis ouvre droit à une indemnité fondée sur l'article 815-13 du Code civil, excluant l'application des règles des récompenses prévues par l'article 1469 (V. aussi Cass. 1re civ., 23 mai 2024, n° 22-11.649 : JurisData n° 2024-007505 ; Cass. 1re civ., 1er juill. 2003, n° 00-20.305 : JurisData n° 2003-019993 ; Cass. 1re... Lu
Séléction de la rédaction Banque et finance Opérations de paiement non autorisées : limites de l’action fondée sur la LBC-FT et contrôle de la négligence grave en cas de spoofing Jurisprudence Cass. com., 4 mars 2026, n° 24-19.588, FS-B [05.03.2026] L'obligation de vigilance à l'égard de la clientèle imposée aux organismes financiers en application des articles L. 561-4-1 à L. 561-14-2 du Code monétaire et financier a pour seule finalité la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. En conséquence, la victime d'agissements frauduleux ne peut se prévaloir de leur inobservation pour réclamer des dommages-intérêts à l'organisme... Lu
Notaire Banque et finance Contrats et obligations Le notaire doit vérifier l'absence de procédure collective affectant l'acquéreur Jurisprudence Cass. 1re civ., 21 janv. 2026, n° 23-17.911, F-D [24.02.2026] Par un arrêt inédit du 21 janvier 2026, la première chambre civile de la Cour de cassation casse partiellement une décision de la cour d'appel de Bordeaux ayant écarté la responsabilité d'un notaire pour ne pas avoir vérifié l'existence d'une procédure collective affectant un acquéreur immobilier.... Lu
Banque et finance Remboursement d'une opération de paiement non autorisée et obligation de signalement sans tarder de l'utilisateur de services de paiement Jurisprudence Cass. com. 4 févr. 2026, n° 22-22.609, F-B [16.02.2026] Pour obtenir le remboursement immédiat d'une opération de paiement non autorisée, l'utilisateur doit l'avoir signalée sans tarder à son prestataire de services de paiement à compter du moment où il en a eu connaissance et, au plus tard, dans le délai de treize mois à compter du débit. Les utilisateurs de services de paiement ne justifiant pas de la date à laquelle ils ont signalé à la banque une utilisation... Lu
Banque et finance Condition de validité d’un chèque en cas d’absence de datation lors de sa création par le tireur Jurisprudence Cass. com., 4 févr. 2026, n° 23-14.413, FS-B [16.02.2026] Le tireur doit apposer sur le chèque la date à laquelle celui-ci est créé. À défaut, le titre ne vaut pas chèque. Si le bénéficiaire peut apposer la date à la place du tireur, ce n'est qu'avec l'accord non équivoque de ce dernier.... Lu
Banque et finance Justice civile Opposition à chèque : le juge des référés peut retenir un motif non initialement invoqué Jurisprudence Cass. com., 4 févr. 2026, n° 24-12.858, F-B [16.02.2026] Le juge des référés, saisi par le porteur sur le fondement du 4e alinéa de l'article L. 131-35 du Code monétaire et financier, peut apprécier le bien-fondé de l'opposition formée par le tireur, quand bien même les causes invoquées par ce dernier n'auraient pas été alléguées au moment de l'opposition.... Lu
Offert Droit européen Banque et finance Contrats +1 Consommation Clause de taux variable indexée sur un indice de référence : transparence de l'information et contrôle du caractère abusif Jurisprudence CJUE, 12 févr. 2026, aff. C-471/24, PKO BP [12.02.2026] En matière de crédits immobiliers, l'obligation d'information qui incombe à une banque ne lui impose pas de communiquer au consommateur les détails techniques de la méthodologie d'un indice de référence réglementé servant à calculer un taux d'intérêt variable.L'intégration d'un tel indice dans le contrat ne crée pas, en principe et à elle seule, un déséquilibre significatif au détriment du consommateur.... Lu
Banque et finance Droit pénal M. DESTREGUIL Appréciation retardée du marché en cas de délivrance d'une information fausse ou trompeuse Jurisprudence Cass. crim., 4 févr. 2026, n° 24-84.091, F-B [09.02.2026] Une information fausse ou trompeuse peut influer le cours du marché dès lors qu'elle retarde l'appréciation de ce dernier par les investisseurs sur une évolution économique prévisible qui s'est ultérieurement réalisée.... Lu
Droit européen Consommation Justice civile +1 Banque et finance D. BERLIN Invalidation du prêt, obligation de restitution et exception de compensation Jurisprudence CJUE, 22 janv. 2026, aff. C-902/24, Herchoski [30.01.2026] Sous certaines conditions, il est possible d'échapper à l'obligation de restituer les mensualités payées d'un prêt « abusif » en accueillant une exception de compensation avec le montant du prêt.... Lu
Banque et finance Sûretés et Garanties Sûretés Absence de faute de la caution professionnelle : aucune obligation de vérifier la déchéance du terme ni le TEG avant paiement Jurisprudence Cass. 1re civ., 21 janv. 2026, n° 24-10.652, F-B [26.01.2026] Pour écarter la faute de la caution invoquée par des emprunteurs assignés en remboursement par celle-ci, une cour d'appel énonce, à bon droit, qu'aucune obligation de vérifier spontanément la régularité de la déchéance du terme d'un prêt prononcée par le prêteur, ou bien la régularité du calcul du taux effectif global et des intérêts de ce prêt, ne pèse sur la caution, avant qu'elle n'exécute son engagement... Lu
Banque et finance Opérations non autorisées : point de départ du « sans tarder » et preuve de la négligence grave Jurisprudence Cass. com., 14 janv. 2026, n° 22-14.822, FS-B [19.01.2026] Par un arrêt du 1 août 2025, la CJUE a dit pour droit que l'obligation incombant à l'utilisateur de services de paiement de signaler sans tarder à son prestataire de services de paiement une opération non autorisée naît à compter du moment où il en a eu connaissance et que, faute de l'avoir signalée, de manière délibérée ou par négligence grave, il est privé du droit d'obtenir la correction de cette opération, peu... Lu
Banque et finance Responsabilité civile et assurance Lorsque des opérations bancaires sur des comptes apparaissent comme irrégulières, la banque doit procéder à des vérifications Jurisprudence Cass. com., 14 janv. 2026, n° 24-19.102, F-B [14.01.2026] La banque, tenue à une obligation de non-ingérence dans les affaires de son client, n'a pas à procéder à des investigations sur l'origine et l'importance des fonds versés sur ses comptes ni même à l'interroger sur l'existence de mouvements de grande ampleur, dès lors que ces opérations ont une apparence de régularité et qu'aucun indice de falsification ne peut être décelé.... Lu